Agriculture familiale et production cotonnière : quelles perspectives ?

l'Ambassade des Pays-Bas et Mme Dia de la SNV
De gauche à droite, Mr. M. Nonfon de l'Ambassade des Pays-Bas et Mme Dia de la SNV
l'Ambassade des Pays-Bas et Mme Dia de la SNV
De gauche à droite, Mr. M. Nonfon de l’Ambassade des Pays-Bas et Mme Dia de la SNV

D’après une étude réalisée en 2009 par une équipe dirigée par Anne Floquet pour le compte de PROCOTON de la SNV et financée par l’Ambassade Royale des Pays-Bas près le Bénin, «il se pose un réel problème de rentabilité pour les exploitations familiales qui intègrent la culture du coton dans leur assolement».

Mme Anne Floquet
Mme Anne Floquet

Selon la typologie des exploitations réalisée dans le cadre de cette étude, «ce qui caractérise une exploitation de type familiale est la présence d’un chef d’exploitation, de 1,72 femmes (épouses, filles et belles filles), de 0,67 homme (fils et frères) et de 0,23 apprenants». Selon la même étude, «une exploitation familiale emblave 9,7 ha avec 3,7 actifs agricoles familiaux à temps plein et dégage un revenu annuel de 1,9 millions F CFA dont le tiers est autoconsommé dans le ménage». Depuis plus d’une décennie, la production cotonnière s’est déplacée vers le nord, ayant disparu ou occupant une place très marginale dans les exploitations du sud. La cause fondamentale de ce déplacement est à rechercher dans les revenus de plus en plus faibles que procure cette culture. «Pour être rentable, la culture du coton devrait fournir un rendement d’au moins 2 tonnes à l’hectare, ce qui n’est le cas que sur moins de 15% des exploitations de type familial».

Qui peut produire du coton ? Où et comment ?

Les participants
Les participants

Ne peuvent produire du coton que ceux qui maîtrisent les itinéraires techniques et les techniques d’approvisionnement en intrants. Ceux qui ont des terres qui répondent encore à la fumure minérale. Ceux qui ont leur champ dans des zones à faible pression parasitaire et ceux qui disposent des équipements. En mettant ces différentes conditions côte-à-côte, on retrouve dans le sud Bénin le coton peu rentable à côté d’autres spéculations plus rentables comme le maïs, le riz etc.

Intrants à crédit ou au comptant ?

Deux problèmes se posent aujourd’hui au crédit intrants : il y a la caution solidaire et la procédure administrative d’approvisionnement. Au niveau de la caution solidaire, ce sont les producteurs les plus éclairés qui ont tendance à consommer plus d’intrants qui ne leur en faut et font rembourser les honnêtes producteurs. Du côté de l’administration, il y a la lenteur et surtout les malversations qui caractérisent cette procédure. Les producteurs sont unanimement d’accord pour acheter les intrants au comptant au lieu de supporter les charges supplémentaires qu’engendre une procédure administrative malade.

Joachim SAIZONOU

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