Campagne de vaccination contre la maladie du Newcastle : Sauver la volaille pour accroître les revenus des petits éleveurs

procédant à la vaccination de la première volaille
La Ministre Fatouma procédant à la vaccination de la première volaille
procédant à la vaccination de la première volaille
La Ministre Fatouma procédant à la vaccination de la première volaille

C’est à la tête d’une forte délégation composée essentiellement des cadres à divers niveaux du Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (MAEP), que la Ministre Fatouma A. DJIBRIL s’est rendue, le mardi 20 Août 2013, à Houèdo dans la Commune d’Abomey-Calavi, pour procéder au lancement officiel de la campagne de vaccination des volailles contre la maladie de Newcastle.

La pseudo-peste aviaire ou maladie de Newcastle est une maladie très contagieuse et meurtrière. Elle est responsable de plus de 70% des cas de mortalité des volailles en milieu rural. Initiée par la Direction de l’Elevage (DE/MAEP), en partenariat avec la Commission de l’UEMOA, la campagne de vaccination a pour objectif principal la sauvegarde des élevages traditionnels qui assurent des revenus non négligeables aux ménages ruraux. La pseudo-peste aviaire s’attaque en effet au cheptel avicole villageois et amenuise les revenus des producteurs qui sont ainsi soumis aux affres de la pauvreté. C’est pour remédier à cet état des choses que la Ministre Fatouma qui s’est par ailleurs engagée à promouvoir la diversification agricole, a décidé de lui consacrer sa toute première sortie, exactement une semaine après sa prise de service à la tête de ce ministère.

«Au-delà de l’amélioration des revenus des producteurs, le combat que nous engageons contre la maladie de Newcastle vise à renforcer la sécurité alimentaire, un des axes prioritaires du Plan Stratégique de Relance du Secteur Agricole (PSRSA)». En effet, l’accroissement de la production des filières viande et lait fait partie des objectifs spécifiques du programme de diversification agricole.

A travers sa participation effective au lancement de la campagne de vaccination contre la maladie de Newcastle, Fatouma Amadou Djibril lance un signal fort aux producteurs qu’elle invite à faire vacciner leur cheptel car «à ce jour, la filière avicole béninoise compte environ 15 millions de volailles dont 80% sont élevées en basse-cour et sans suivi sanitaire et zootechnique», constate-t-elle. Consciente que «l’aviculture traditionnelle représente un bien précieux pour les populations rurales et une source importante de revenus et de protéines animales pour l’alimentation des ménages et donc un élément essentiel pour la sécurité alimentaire», la ministre de l’agriculture invite les éleveurs de volailles à une forte adhésion afin que la quasi-totalité des volailles soit vaccinée sur toute l’étendue du territoire national.

Joachim SAIZONOU

 

Pour en savoir plus

Manuel du Vaccinateur Villageois de Volaille
Manuel du Vaccinateur Villageois de Volaille

La maladie de Newcastle est une maladie très contagieuse et meurtrière. Elle tue chaque année au Bénin des milliers de poulets. Le taux de mortalité peut atteindre 90% dans les troupeaux infectés. La maladie est répandue dans le monde entier ; c’est le grand ennemi de la basse-cour villageoise.

Quels sont les oiseaux qui en souffrent ?

La maladie de Newcastle attaque toute la volaille mais surtout les poulets, les dindons et dans une moindre mesure les pintades et les canards.

Les signes de la maladie

Chez la volaille, on observe que :

-L’œil est humide et on voit les gouttes aux narines ;

-Les malades secouent la tête et poussent un cri particulier ;

-Les oiseaux malades sont fatigués et ne mangent plus ;

-Le bec est ouvert et la respiration est bruyante ;

-Le cou est tordu ;

-La diarrhée est verdâtre ou noirâtre ;

-Les malades ont du mal à se tenir sur leurs pattes et tournent en rond ;

-Les ailes sont tombantes ;

-La mort intervient 1 à 4 jours après et les cadavres de poulets sont nombreux.

Les lésions

Quand on ouvre un oiseau mort, on remarque la présence des taches de sang sur le proventicule et les intestins.

Comment traiter la maladie ?    Il n’y a pas de traitement

Comment éviter la propagation de la maladie ?

-Il faut isoler les oiseaux malades ;

-Enterrer ou brûler les cadavres et les déchets ;

-Désinfecter les locaux.

Comment prévenir la maladie ?

-Il faut pratiquer une bonne hygiène des locaux ;

-Isoler pendant 15 jours les animaux nouvellement acquis avant de les mettre avec les autres (la quarantaine).

La meilleure prévention repose sur la vaccination des poulets locaux à partir de l’âge de 2 mois.

Source :

 «Manuel du Vaccinateur Villageois de Volaille», Dr Johannes F. d’ALMEIDA et col., Editeur : PAMR-MONO, réalisateur : Média & Technology, Tél : +229 95 07 84 82, e-mail : infos@agri-cultu.org

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