Changements climatiques : PANA 1, où en sommes-nous ?

De gauche à droite Ms. R. Tokannou, A. Borde (Consultants) et D. Loconon (CNP/PANA 1)
De la gauche vers la droite Ms. R. Tokannou, A. Borde (Consultants) et D. Loconon (CNP/PANA 1)
De gauche à droite Ms. R. Tokannou, A. Borde (Consultants) et D. Loconon (CNP/PANA 1)
De la gauche vers la droite Ms. R. Tokannou, A. Borde (Consultants) et D. Loconon (CNP/PANA 1)

La salle de conférence de SEA VIEW HOTEL  de Cotonou a abrité le mardi 27 août 2013, l’atelier de présentation de l’aide-mémoire de la mission d’évaluation à mi-parcours du Programme intégré d’adaptation pour la lutte contre les effets néfastes des changements climatiques sur la production agricole et la sécurité alimentaire au Bénin (PANA 1). Financé par le Programme des Nations Unis pour le Développement (PNUD) et exécuté par le Ministère chargé de la gestion des changements climatiques, du reboisement et de la protection des ressources naturelles et forestières, PANA 1 a bouclé 30 mois d’exécution sur les 60 prévus. C’est à juste titre que l’équipe de gestion du projet reçoit la mission d’évaluation à mi-parcours dont la tâche consiste à confronter  les résultats attendus à l’issue de la première moitié du projet (tel que formulé dans le Prodoc) aux résultats effectifs en tenant compte des contraintes et réorientations qui auraient pu survenir.

Démarrée le 12 août 2013, l’équipe de la mission d’évaluation a rencontré toutes les parties prenantes du projet depuis les PTF jusqu’aux producteurs à la base. La mission a été marquée par des séances de travail avec les différents acteurs aussi bien à Cotonou que sur le terrain. Cinq (5) grands critères ont guidé le travail de la mission à savoir :

-Les objectifs du PANA 1 correspondent-ils aux attentes des bénéficiaires ?

-Le PANA 1 est-il  efficace ?

-La mise en œuvre du PANA 1 est-elle efficiente ?

-La programmation et le monitoring permettent-ils  d’atteindre les résultats attendus ?

-La durabilité du projet est-elle évidente ?

Au nombre des constats faits sur le terrain et sur la base des critères énoncés plus haut, on peut citer entre autres :

-les populations bénéficiaires ont confirmé que le PANA 1 répond non seulement à leurs attentes, mais surtout à leurs besoins d’être moins vulnérables aux phénomènes climatiques dont elles sont souvent exposées ;

-la plupart des activités prévues sont opérationnalisées et en cours d’exécution ;

-le plan de travail de PANA 1 intègre les besoins des communautés  bénéficiaires ;

-le caractère démonstratif des appuis du projet dans les premiers villages bénéficiaires fait que l’accompagnement apporté couvre l’ensemble des domaines indispensables à l’obtention des résultats ;

-l’engagement des  Mairies dans le cofinancement du projet et leurs promesses de prise en compte dans leur Plan Annuel d’Investissement (PAI) est un signe de bonne perspective pour la durabilité de PANA 1 ;

-les témoignages des bénéficiaires relatifs aux cultures de cycle court montrent que le PANA 1 a un impact positif en matière de résilience  des populations aux aléas climatiques.

Les analyses faites par les consultants à partir de ces constats ont permis de formuler  des recommandations à l’endroit des différents organes de gestion du projet. Il s’agit entre autres de :

-Poursuivre les efforts de mise en œuvre des activités de terrain et préparer d’ores et déjà une stratégie d’extension géographique ;

-Renforcer le système de suivi-évaluation qui devra permettre de documenter les acquis de cette phase de démonstration en vue de leur duplication en phase d’extension ;

-Renforcer les capacités de l’équipe de gestion pour la mise en place d’un dispositif efficace de communication ;

-Ajuster la période de mise en œuvre du projet en tenant compte du retard pris pour son démarrage effectif ;

– Capitaliser les acquis du PANA 1 en le partageant au niveau sous régional et international.

De droite à gauche, Prof. N. AHO et M. E. AHLONSOU de l'ASECNA et les deux anciens DICAF/MAEP
De la droite vers la gauche, Prof. N. AHO et M. E. AHLONSOU de l’ASECNA et les deux DICAF/MAEP

Tout en reconnaissant la pertinence des constats et des recommandations formulées par la mission d’évaluation, les participants à l’atelier de restitution de l’aide-mémoire ont fait de nombreuses suggestions  dont  la mission devra tenir compte pour l’élaboration du document final. Il s’agit entre autres de :

-L’analyse faite sur la base du taux d’exécution physique et du taux d’exécution financière pour conclure de l’efficacité du projet ne tient pas compte des difficultés que rencontrent les acteurs pour se rendre sur le terrain avec les moyens précaires mis à leur disposition ;

-Pour pallier à l’insuffisance des données statistiques, les participants ont suggéré l’équipe de la mission indique clairement les données complémentaires, leur source, la méthode de collecte et suggère la formation des acteurs de base sur les procédures de collecte et de remontée ;

-Sur l’harmonisation des engagements des Communes pas question de révision à hausse. Il faut plutôt niveler les engagements trop élevés qui empêchent les Communes concernées de les honorer en temps utile.

Enfin le Conseiller Technique à l’Environnement (CTE) du Ministre en charge des changements climatiques, Monsieur Ibila Djibril a proposé au Représentant du Représentant Résident du PNUD qui l’accepté que les acteurs se retrouvent à nouveau pour valider le document final de l’évaluation à mi-parcours du PANA 1. C’est pour prendre en compte cette recommandation majeure que Monsieur Isidore AGBOKOU du PNUD a fait afficher l’adresse mail du Coordonnateur de PANA 1 pour inviter les participants à continuer d’envoyer leurs propositions et suggestions avec l’assurance qu’elles seront prises en compte dans le document final à valider le moment venu.

Joachim SAIZONOU

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