«La gestion interprofessionnelle de la filière coton au Bénin»

Ouvrage

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http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=48903

L’idée est partie de la soutenance en février 2008 du mémoire pour l’obtention du DESS en Management des projets sur le thème : «La gestion interprofessionnelle des filières agricoles : cas de la filière coton du Bénin».

D’autres facteurs ont contribué à la consolidation de l’idée. Il s’agit entre autres de :

  • Les anciens articles de presse parus dans les éditions successives du journal Agri-culture ;
  • Les positions que j’ai eu à occuper au sein de l’équipe dirigeante de l’AIC à savoir : membre de la cellule de communication. En tant que tel, j’ai eu à participer à l’organisation de toutes les manifestations de l’AIC depuis 2006 ;

L’ouvrage et son contenu

La période couverte par l’ouvrage : L’écriture de l’ouvrage est achevée depuis 2012. Il couvre les campagnes 1999-2000 à 2011-2012. Pourquoi cette période ? Le journal Agri-Culture a été créé en mars 1999. Comme journaliste et surtout en partenariat avec la Fédération des Unions de Producteurs (FUPRO-Bénin), j’ai été sur tous les fronts du mouvement paysan de notre pays. A l’époque, c’était seulement le coton qui rapportait les ressources propres de l’organisation et donc il fallait que je sois présent à toutes les réunions des acteurs de cette filière et couvrir toutes les manifestations y relatives et il y en avait beaucoup.

En février 2006, j’ai été recruté par l’AFD pour servir à l’AIC comme membre de la cellule de communication. J’y étais encore en 2012 quand la décision a été prise de dessaisir l’AIC de toutes ses activités.

Le contexte : La période antérieure à la période couverte par l’ouvrage a été marquée par le processus de libéralisation de la filière suite à l’adoption par le Bénin du Programme d’Ajustement Structurel (PAS) de la Banque Mondiale (BM). Ce programme imposait à l’Etat du Bénin de se désengager de tous les secteurs productifs et le coton en fait partie. En 2000, il ne restait que l’unité industrielle de la SONAPRA (au total 10 usines d’égrenage de coton) qui appartenait encore à l’Etat. L’Etat s’est désengagé en transférant la plupart de ses prérogatives aux acteurs privés. Ce que l’Etat n’a pas réussi à faire et ce jusqu’à ce jour, c’est la prise des lois pour imposer des modes d’organisation avec des règlementations claires pour leur fonctionnement. Pour faire face à leur responsabilité, les acteurs privés se sont organisés pour mettre en place l’interprofession (c’est un acte majeur). Ils ont par la suite signé avec l’Etat un Accord cadre qui règle le fonctionnement de l’interprofession.

Absence de l’Etat : Malheureusement, l’Etat du Bénin a manqué les différentes occasions qui se sont présentées pour imposer le respect des règles établies. En effet, les rapports très conflictuels qu’entretenaient les acteurs pour le contrôle de tel ou tel secteur n’ont pas rencontré la main forte du gouvernement pour sévir dans les nombreux cas de violation de l’Accord cadre. Mieux, l’Etat lui-même s’est parfois compromis en soutenant ouvertement des acteurs qui se mettaient en travers des règles. Il y a eu deux cas successifs d’abrogation unilatérale de l’Accord cadre pour des raisons qui ne seront jamais clarifiés.

L’ouvrage est une tentative de restitution du fonctionnement de l’interprofession de la filière coton du Bénin depuis la création de l’Association Interprofessionnelle du Coton (AIC) en Octobre 1999 jusqu’à la prise en 2012 du décret d’abrogation de l’Accord cadre de Janvier 2009.

Les grands sujets abordés

  1. L’évolution de la production de coton graine de 1999-2000 à 2011-2012 ;
  2. La production et la distribution des semences ;
  3. Les emblavures et le suivi de la production ;
  4. L’encadrement des producteurs ;
  5. Les organisations des producteurs ;
  6. Les fonctions critiques et leur financement ;
  7. L’approvisionnement en intrants des producteurs ;
  8. La commercialisation du coton graine :
  • L’organisation des marchés auto gérés ;
  • La révision et le poinçonnage des bascules et ponts bascules ;
  • Le contrôle de la qualité du coton graine ;
  • La confection et la mise en place des facteurs de commercialisation ;
  • L’attribution des quotas et l’élaboration du plan d’évacuation ;
  • Le transport du coton graine ;
  • Le paiement des producteurs et le remboursement de la dette intrants ;
  • La qualité de la fibre.

En dehors de ces points, l’ouvrage comporte plusieurs encadrés qui présentent les anciens articles de presse publiés à l’époque des faits.

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