Parole aux acteurs Quelle chance de survie pour la filière avicole du Bénin

M. Constant Kenoukon, Secrétaire Général de l'IAB

L’édition spéciale tant annoncé a finalement eu lieu le samedi 20 Septembre 2014. L’invité était Monsieur Constant KENOUKON, Secrétaire Général de l’Interprofession de l’Aviculture du Bénin (IAB) et le thème débattu était : Face à l’importation des volailles et parties de volailles, quelle chance de survie pour la filière avicole du Bénin ?

M. Constant Kenoukon, Secrétaire Général de l'IAB
M. Constant Kenoukon, Secrétaire Général de l’IAB

On se souvient que le vendredi 29 Août 2014, tous les acteurs de l’interprofession de l’aviculture du Bénin étaient dans les rues. Une marche de protestation qui les a conduit jusqu’à la Direction de l’Elevage.

Le jeudi 11 Septembre 2014, les mêmes acteurs s’étaient encore une fois donnés rendez-vous à la Place de l’Etoile Rouge pour marcher jusqu’au Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (MAEP). Une revendication majeure justifie ces mouvements à répétition : l’importation des œufs réfrigérés sur autorisation délivrée par la Direction de l’Elevage pourtant signataire du mémorandum de 2005 qui interdit formellement cette activité.

Après les volailles et parties de volailles importées qui se retrouvent dans des conditions hygiéniques très déplorables sur les étalages, inonder nos marchés avec des œufs importés finira de sonner le glas de l’aviculture moderne au Bénin. La production d’œufs reste en effet la seule branche qui résistait encore et qui justifie l’existence des fermes avicoles au Bénin.

Après avoir présenté l’interprofession, ses acteurs, ses objectifs et des produits d’une ferme avicole, l’invité Monsieur Constant Kenoukon a déploré la situation conflictuelle qui prévaut actuellement entre les acteurs. Pour lui, le mémorandum de 2005 est assez clair et le PDG de la société GLR en est aussi signataire. Depuis l’entrée en vigueur de ce mémorandum en 2005, il n’y a plus eu d’importation d’œufs de table au Bénin. Pourtant, les Béninois n’ont jamais manqué d’œuf. Cela veut dire que si problème il y avait dans la filière, ce n’est pas l’importation des œufs qui pourrait être la solution. Au contraire, les producteurs d’œufs se plaignent de mévente ce qui veut dire clairement que l’importation vient aggraver une situation déjà assez difficile pour les aviculteurs du Bénin.

Pour lui, la décision du Conseil des Ministres qui autorise la mise sur le marché des œufs déjà importés ne règle aucun problème. D’une part, cela aggrave la situation de mévente et, d’autre part, elle menace la santé des consommateurs dans la mesure où les œufs réfrigérés sont certainement de très bonne qualité dans les conditions où ils se trouvent actuellement. Quand ils seront dans les circuits de distribution dans nos marchés, chaîne de froid sera brisée et vive les dégâts.

Les grandes lignes du débat sont :

  • Une interprofession pour la filière avicole : pourquoi ? les acteurs, les objectifs, les activités et les acquis majeurs ;
  • L’aviculture moderne : les exigences en équipement, l’organisation du travail et la santé des volailles.
  • Les produits d’une ferme avicole : œufs, poulet de chair, poulets reformés etc.
  • La situation conflictuelle créée par l’importation des œufs réfrigérés ;
  • Les conférences de presse croisées
  • La mise en marché des produits avicoles ;
  • Quelles sont les attentes des aviculteurs de la part de l’Etat.

Pour en savoir plus : www.youtu.be/543on2j7vcl

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